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Être indépendant : le choix de la liberté

06 avril 2021

Dans : Protection

Par : Sara. F

Femme inspirant les yeux clos
3,6 millions de travailleurs indépendants ont été recensés fin 2019. Parmi eux, 2 119 entrepreneurs ont participé à une étude menée par Odoxa pour Union-indépendants en février 2021. L’objectif ? Mieux connaître la situation des indépendants solos, et les obstacles qu’ils rencontrent. Les résultats montrent notamment que 85 % d'entre eux ont sciemment opté pour l’indépendance, et en sont heureux. Malgré les difficultés engendrées par la crise sanitaire, ils sont résilients et très attachés à leur statut. Ainsi, 92 % des participants se voient encore indépendants dans 6 mois. Une volonté qui se véhicule à travers l’image positive de travailleurs passionnés et autonomes. Être indépendant, c’est faire le choix de la liberté, et l’assumer. Voyons comment.

Les indépendants ont choisi leur statut de façon délibérée


Le nombre d’indépendants a augmenté de 80 % en 15 ans. Pourquoi opter pour l’indépendance face à la sécurité du salariat ? Les personnes interrogées mettent en avant la liberté qu’ils ont d’avoir le choix :
•    le choix de leur statut : 85 % d’entre eux ont délibérément opté pour l’entrepreneuriat ;
•    le choix de ne pas subir leur métier en étant libre de sélectionner leurs clients, leurs missions, et leurs conditions de travail. 

70 % des sondés ont été salariés avant de se tourner vers le freelancing, et ils n’y reviendraient pas. « J’ai eu plusieurs fois l’opportunité de postuler dans le privé mais impossible que je change de statut, j’aime trop ma liberté », rapporte un participant d’Île-de-France. Il ne s’agit pas pour autant d’un rejet de leur ancienne profession. 56 % des personnes interrogées déclarent en effet exercer le même métier que lorsqu’ils étaient salariés. Ils le font simplement d’une manière qui leur ressemble davantage. 

L’autonomie et l’équilibre des vies professionnelles et personnelles sont les motivations premières des indépendants


L’autonomie, la vision de leur activité et la flexibilité sont les motivations principales des indépendants à le rester. 
 

« J’ai la liberté de faire le métier que je veux, avec les horaires que je veux. »

Participant de Métropole

La latitude qu’ils ont en matière d’organisation professionnelle leur confère davantage de souplesse dans leur vie personnelle. 37 % considèrent en effet qu’avoir la main sur leur temps de travail est un avantage certain. 42 % sont attachés à leur autonomie, quand 19 % seulement citent les revenus comme source de motivation à l’indépendance.

Optimistes, les indépendants interrogés tiennent à l’équilibre que leur procure leur statut. « J’ai réussi à trouver un équilibre et à m’offrir des moments de liberté avec la famille, quand je veux. Je prends la liberté de ne pas décrocher, ou de répondre en texto. On met le curseur où on veut, c’est l’indépendance », déclare un participant.

Aux yeux des Français, les indépendants sont courageux et libres 


Un panel de 1 005 Français a également été interrogé sur sa vision de l’indépendance. 92 % d’entre eux se font une idée très favorable des travailleurs non-salariés. Les qualificatifs ne manquent pas : 

  • courageux (pour 90 % des sondés) ;
  • autonomes (89 %) ;
  • passionnés (87 %) ;
  • polyvalents (82 %) ;
  • libres (75 %) ;
  • solitaires (63 %).


Ces avis très positifs tranchent avec la perception qu'ont les indépendants de l’opinion de la France les concernant. « La société France n’aime pas les autoentrepreneurs, c’est vrai pour la retraite, la mutuelle, l’URSSAF, les banques [et les] assurances. On cotise à tout et on a moins. On est les bannis de la société sur le plan travail », concède un travailleur. 


Si les indépendants se sentent parfois oubliés, l’opinion générale abonde en leur sens. Une situation à exploiter pour améliorer leur visibilité auprès des pouvoirs publics ? Car nombre sont les défis qu’ils rencontrent au quotidien. 62 % d’entre eux n’ont par exemple pas suivi de formation depuis la création de leur entreprise. Ils sont également peu formés aux techniques commerciales et à la gestion globale de leur affaire. Le manque de compétences juridiques, commerciales et fiscales est cité comme une source de difficultés pour environ 35 % d’entre eux.

Ce que revendique UNION

 

  • La représentation des indépendants par des plateformes de revendication sociale organisées par des indépendants est indispensable pour qu’ils soient enfin entendus et défendus vis-à-vis des Pouvoirs publics. L’organisation d’élections pour les travailleurs de plateforme de transport en 2022 est un premier pas, mais ce n’est pas suffisant. Les 3,6 millions d’indépendants doivent pouvoir être représentés par leurs pairs.
  • La transformation des statuts n’est pas le sujet. Ce qui est important pour les indépendants, c’est la simplification de la gestion administrative et déclarative. 
  • La formation, en particulier sur l’accompagnement au développement commercial et numérique, est cruciale. L’accès et le financement à la formation doivent être clarifiés, simplifiés, et connus de tous. Le CPF doit être renforcé pour les indépendants. Le plan de relance pour les indépendants doit comporter un volet formation significatif pour les aider à se relancer. Cela suppose aussi d’imaginer une indemnisation pendant le temps de formation.

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